Expulsion de sans-papiers : halte au fascisme ?

28 Juil

Le site Médiapart, connu pour décrire la réalité telle qu’elle est, a publié ce mardi 27 juillet une vidéo sur l’expulsion de sans-papiers. Voici la légende : « La Courneuve. En bas de la tour Balzac, dont ils ont été expulsés, des familles, des femmes et des enfants sans logement sont évacués par des CRS ».

On imagine les belles âmes de la rédaction de Médiapart en train de s’étrangler : « Comment ça ?! La Police ose encore faire son travail ?! ». Eh oui, aussi étrange que cela puisse paraître, le métier gardien de la Paix est devenu choquant par nature. On retrouve cette gauche pseudo-révolutionnaire, choquée par tout ce qui ressemble de près ou de loin à la règle, pour qui les frontières sont ringardes et le fascisme perceptible dans toute intervention policière, surtout si des « minorités » en sont les « victimes ». Mais, ces tenants de la pensée correcte ne doivent pas oublier que nous vivons encore dans un Etat de droit.

Les sans-papiers sont le bras médiatique de cette gauche. Sur les images, on voit des femmes, bébés dans les bras, transformées en véritable loques pour résister à « l’assaut » des CRS. Les leçons des associations expertes en la matière (DAL en premier lieu), lectrices assidues du manuel du parfait manifestant, sont passées par là. La stratégie de défense est bien entendu accompagnée de cris et de pleurs. Les caméras de télévision en raffolent. Pas besoin d’expliquer ou de contextualiser,  autrement dit d’effectuer son travail de journaliste, les images parlent d’elles-mêmes.

« Cela nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire », va-t-on une fois de plus jeter à la figure du gouvernement, pourtant si impuissant et inefficace dans son traitement de l’immigration clandestine. Ah la bonne vieille reductio ad petainum, pour reprendre et transposer l’expression de Léo Strauss (reductio at hitlerum). Toujours efficace dans notre société du spectacle et de l’émotion éphémère. C’est la flèche préférée du kitsch moderne, décochée à la moindre occasion par les professionnels de l’indignation à sens unique.

Jean-Pierre Chevènement en 1996, alors ministre de l’Intérieur, en avait déjà les frais lors de l’expulsion des sans-papiers soi-disant « musclée » de l’église Saint-Bernard. Qui ne se souvient pas de la madone télévisuelle Emmanuelle Béart, dans son plus beau rôle, les larmes aux yeux et les trémolos dans la voix.

Ce que ne veut pas comprendre cette gauche, c’est qu’elle est le meilleur allié du libéralisme le plus fou, en lui offrant une main d’œuvre aux exigences faibles en matière de salaire et de conditions de travail a moins coûteuse. Les salaires des autochtones sont tirés vers le bas, mais après tout les nations, c’est démodé non ?

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