Le ministère de l’Intérieur et l’antiracisme

14 Mai

Extraits de la chronique de Paul-Marie Coûteaux publiée dans Valeurs Actuelles du 12 mai.

En décembre dernier, le ministère de l’Intérieur concluait avec une association relevant de la loi de 1901, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), une convention institutionnalisant entre celle-ci et l’État une collaboration permanente dont on aurait pu s’attendre, au vu des informations qu’en a données le Figaro du 2 décembre 2010, qu’elle provoque ce qu’il est convenu d’appeler un “débat”. Or, on ne vit rien…

Au terme de cet accord, le ministère de l’Intérieur confie à la Licra une mission de veille sur Internet, aux fins de l’aider à débusquer les dérives racistes ou antisémites sur la Toile, ainsi que dans l’enceinte des stades ; la même convention prévoit entre l’État et ladite association des échanges de statistiques, et sa participation à la formation des agents de police par la diffusion dans les commissariats d’une documentation spécifique – cela venant à l’appoint d’une formation à l’antiracisme prochainement dispensée dans les écoles de police et de gendarmerie. Lors d’une conférence de presse au cours de laquelle Brice Hortefeux et Alain Jakubowicz, le président de la Licra, présentèrent le texte qu’ils venaient de signer, le ministre annonçait la création en 2011 d’un “observatoire du racisme” dont la conduite serait confiée au Conseil représentatif des associations noires, le Cran.

[…]

Se pose ici la question ultime, plus politique, à laquelle M. Guéant n’est certes pas tenu de répondre : les concessions que fait ainsi l’actuelle “majorité” à l’air du temps reviennent, sous couvert de lutte contre le racisme, à une sorte de racialisation générale des esprits d’inspiration américaine – en fait, racisme et antiracisme parlent le même langage, ce qui finit par rendre ce dernier passablement dangereux, au point que le philosophe Alain Finkielkraut le qualifie de « communisme du XXIe siècle » : ces concessions idéologiques permanentes, d’inspiration plus soixante-huitarde que républicaine (la République ne reconnaît pas de prérogatives particulières aux communautés telle que celle que prétend représenter le Cran), ne contribuent-elles pas à la recomposition de la droite française, dont on vient de voir qu’elle ne se fait guère au bénéfice de l’actuelle majorité ? 

Lire l’article en intégralité

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :