L’Express ouvre les yeux sur la nature ethnique des émeutesau Royaume-Uni

17 Août

Le 16 août dernier, lexpress.fr publie un article-bilan sur les émeutes qui ont survenues au Royaume-Uni. C’est avec un joyeux étonnement que nous remarquons que, une fois n’est pas coutume, un média généraliste s’écarte des sages analyses du camp du Bien expliquant les violences par les inégalités et les discriminations dont sont victimes leurs auteurs. Extraits.

Les émeutes urbaines laissent la classe politique désemparée. Censé organiser le « vivre ensemble », le modèle multiculturel britannique a engendré de nouvelles formes de racisme. Et une partie de la jeunesse, à la dérive, n’a d’autre horizon que la culture de la violence.

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Cette flambée de violence laisse néanmoins ouverte la question délicate de l’intégration de populations issues de l’immigration et du fragile équilibre entre communautés. Certes, à Manchester, ce sont des jeunes de toutes origines qui ont attaqué le centre-ville. Mais au départ, à Londres, même si les médias et la police ont pris soin de ne pas le souligner, il s’agissait bien d’une émeute ethnique. La mort, dans des circonstances qui restent à élucider, d’un jeune Anglo-Caribéen, Mark Duggan, poursuivi par la police, et les rumeurs qui se sont ensuivies ont enflammé des jeunes Antillais. Lesquels ont attaqué la police et pillé des commerces. Au tribunal de Westminster, quelques jours plus tard, le défilé des personnes interpellées confirmait la large appartenance des fauteurs de trouble à cette communauté.

Plus inquiétant encore, les témoignages égrenés par les médias ont laissé apparaître le racisme des casseurs. Ici, un jeune homme blond humilié et dépouillé de ses vêtements par un trio de jeunes Caribéens ; là, un étudiant malaisien à la mâchoire brisée. A Hackney, une grand-mère antillaise de 45 ans, Pauline Pearce, s’est interposée avec sa canne alors que des émeutiers tabassaient un passant qui avait eu la mauvaise idée de prendre des photos sur son téléphone portable. « Vous êtes en train d’en faire un affrontement entre Noirs et Blancs ! » leur a-t-elle hurlé. « Mais c’est ce que nous voulons ! » ont-ils répondu. « Effondrée », la quadragénaire dit « ne plus comprendre les jeunes d’aujourd’hui ».

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« Si la police a tardé à réagir, juge Douglas Murray, analyste à la Henry Jackson Society, c’est à cause du poids du politiquement correct. Accusée à tout bout de champ de racisme institutionnalisé et de brutalité, elle n’ose plus intervenir face aux délinquants, a fortiori lorsqu’ils sont noirs. » En février dernier, dans un discours remarqué prononcé à Munich, David Cameron avait estimé que, « avec la doctrine du multiculturalisme d’Etat, nous avons encouragé différentes cultures à vivre séparées les unes des autres et en marge du courant majoritaire ». Le climat de tension ethnique de la semaine dernière lui aura donné raison.

Sur ce sujet :

Sur les troubles de Londres

Sur un début de prise de conscience de M. David Cameron

L’antiracisme totalitaire sévit au Royaume-Uni

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