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Sur la révision de la gouvernance de Schengen

24 Avr

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site samedi 23 avril.

Le parti de l’In-nocence est évidemment favorable au projet gouvernemental dit « de révision de la gouvernance de Schengen », les accords de Schengen ayant en effet le plus grand besoin d’être révisés, non pas tant pour limiter la liberté de circulation entre citoyens européens que pour renforcer les différences de traitement entre citoyens et non-citoyens, d’une part, et pour augmenter de façon radicale la protection les frontières de l’Union.

Le parti de l’In-nocence a toujours considéré qu’un des objectifs les plus urgents était une révision de fond en comble de l’ensemble des dispositions juridiques et diplomatiques qui en l’état actuel laissent l’Europe et la France sans défense aucune contre la colonisation dont elle font l’objet. Il estime que si l’Europe ne veut pas se livrer à cette révision énergique, ainsi qu’il serait pourtant très souhaitable, la France, dans la situation d’urgence où elle se trouve face au Grand Remplacement en cours, est fondée à se protéger elle-même, serait-ce par des décisions unilatérales. Le plus pressé est la réalisation nette, par toutes les parties concernées, que le continent et notre pays sont confrontées à une conquête en cours, qui n’ose ou ne veut dire son nom mais qui a tous les caractères impliqués par lui. Les prétendus migrants doivent être traités en indésirés et se voir rigoureusement interdire, au besoin par la force, l’accès au territoire. Les premiers seront certes surpris mais ils auront tôt fait d’avertir les suivants.

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Le centrisme est aujourd’hui partout

5 Fév

Extrait d’une tribune de Philippe de Saint Robert publiée dans Le Monde du 3 février.

Nous avons assisté, en ce temps de brouillard et de glissades, au retour du « centre ». Le centre est un phénomène politique typiquement français. Lorsqu’ils prétendent confisquer la « pensée sociale » et l’humanisme, les centristes font penser à ce que Stendhal écrivait des bourgeois de Paris en 1830 : « Ils prennent l’étiolement de leur âme pour de la civilisation et de la générosité ». Un tissu social qui se défait ne peut que s’enchanter un moment de cette illusion qui enjolive son cœur meurtri.

[…]

Le degré zéro de notre vie politique est illustré par cette manie des « courants » et des « sensibilités », qui ne veulent rien dire, ni rien être, et que manifeste la frivolité du mal que se donnent la gauche et la droite « de gouvernement » pour feindre de se distinguer. Les renoncements successifs de la France réconcilient tout ce petit monde dans l’exercice d’une allégeance sans retenue à une politique américaine qui, pourtant, se désintéresse enfin de l’Europe, sauf à y puiser quelques supplétifs occasionnels pour leurs opérations extérieures, dont nous n’aurons à partager que les échecs.

L’écrivain rejoint ici la thèse défendue par Eric Zemmour.

Sur un article de M. Toni Negri

17 Déc

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le jeudi 16 décembre.

Le parti de l’In-nocence prend connaissance avec le plus grand intérêt d’un article du philosophe italien Toni Negri selon lequel, d’après le titre même, « Nous n’avons pas besoin d’un peuple européen ». M. Negri, fidèle au concept qu’il a maintes fois avancé, mais l’appliquant résolument à notre continent, appelle à définir l’Europe comme « une multitude civile ».

Le parti de l’In-nocence est heureux de reconnaître une pensée qui soit si radicalement et diamétralement opposée à ses propres conceptions. Il note que M. Negri parle à plusieurs reprises de « scène » européenne et juge le terme hautement significatif. L’homme de la multitude negrienne et l’Europe que le philosophe appelle de ses vœux relèvent l’un et l’autre du théâtre et ont en commun d’être encore, par chance, des fictions. Ils supposent, heureusement, une humanité imaginaire. Sur un point au moins, toutefois, cette humanité affleure de plus en plus expressément au réel : c’est la déculturation. M. Negri fonde grandes espérances sur la culture et il y fait largement référence mais — son choix de mots l’implique assez — sa multitude aux singularités sans autres identités qu’elles-mêmes, redondantes, ipséistes, ne saurait être qu’hébétée et violente. M. Negri, plus ou moins consciemment, le sait bien, qui ne s’enthousiasme pas par hasard, chez Henri Michaux, pour le terme de « barbares ». Ce n’est en effet que de barbares que peut être composée la « multitude européenne » qu’il nous décrit : sa vision n’implique pas seulement, malgré qu’il en ait, la déculturation que nous observons à l’œuvre de toute part, mais la décivilisation dont nous voyons pointer tant d’indices.

Lire l’article du philosophe Toni Negri

Compromis historique

10 Oct

Chronique de Paul-Marie Coûteaux publiée le 7 octobre sur le site de Valeurs actuelles.

Si cette chronique, au fil de douze années, n’a jamais abordé deux fois consécutivement le même sujet, il semble cette fois nécessaire de revenir sur celui de la modification probable de notre paysage politique à l’approche de la séquence électorale d’avril-juin 2012 (Valeurs actuelles du 19 août : à lire sur lekitschmoderne).

Les élections suédoises du 19 septembre, qui ont vu l’entrée au Parlement du Parti démocrate (que nos médias s’obstinent à qualifier de “populiste”, alors que l’appellation de “démocrate”, qui fait tout au tant référence au dêmos, ne paraît pas illégitime), ont confirmé une tendance qui se révèle ailleurs en Europe : Pays-Bas, Belgique, Autriche, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Grèce, Italie, de tous côtés s’observe une lente radicalisation des droites.

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Le souverainisme à la petite semaine

17 Sep

Article signé Jérôme Leroy communiste et souverainiste publié ce vendredi 17 septembre sur Causeur.fr

Soyons clairs : je n’ai jamais éprouvé aucune sympathie pour l’Europe telle qu’elle se construit. Pour être un internationaliste conséquent, encore faut-il qu’il y ait, étymologiquement, des nations. À mon âge, je n’ai pas grand-chose à reprocher à la nation. À la mienne, en tout cas. Elle a tout de même gratuitement ou presque veillé sur ma santé, assuré mon éducation et ma sécurité. Elle a également tenté de le faire pour les plus pauvres ou les plus faibles que moi, même quand ils n’étaient pas forcément français, ce que je trouve très chic de sa part, un chic républicain qui a connu des hauts, des bas et même une brève éclipse entre 40 et 44 mais qui reste quand même assez unique en son genre.
En échange, ma nation m’a finalement demandé assez peu de choses : douze mois de service militaire, le paiement régulier de mes impôts et le respect du code de la route.

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Z comme Zemmour : Bruxelles a déclaré la guerre à la France !

16 Sep

Viviane Reding, une Européenne modèle

16 Sep

Article de Marc Cohen publié sur Causeur.fr ce jeudi 16 septembre.

On peut penser tout ce qu’on veut de Viviane Reding ; on ne pourra pas lui contester d’être à la hauteur de sa fonction de Commissaire européenne en charge des droits de l’Homme. Ou du moins de l’idée que se fait de ce blurb un vieux noniste comme moi.

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Sur l’affaire de la circulaire visant les Roms

15 Sep

Communiqué publié le lundi 14 septembre par le parti de l’In-nocence sur son site.

Le parti de l’In-nocence voit dans l’actuelle agitation politique et médiatique autour d’une circulaire ministérielle destinée aux préfets et désignant explicitement des Roms et leurs campements un bon exemple de l’impuissance totale de la vision dogmatiquement antiraciste du monde, et du langage qu’elle impose, et de celui qu’elle interdit, à rendre compte de la réalité et à apporter des réponses à ses situations concrètes. Un texte administratif suscite une tempête d’indignation parce que, pour se faire comprendre, il a nommé ce et ceux qui ne devaient pas l’être. Rien ne peut plus clairement expliquer le divorce croissant, et sans précédent, entre les échanges médiatiques, la parole autorisée, les discours officiels, d’une part, et d’autre part ce qui survient, voué au silence à mesure de son énormité même (dont les malheureux Roms ne sont qu’une part infime).

Lettre ouverte à Madame Reding, Commissaire européen

15 Sep

Lettre de Nicolas Dupont- Aignan à l’attention de Viviane Reding Commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux publiée le mercredi 15 septembre sur le blog du député.

Madame Reding,

Cette fois-ci, la Commission européenne dont vous êtes l’exécutante a dépassé toutes les bornes. En effet, en laissant l’un de ses commissaires comparer la France à l’Allemagne nazie, elle vient de franchir un pas supplémentaire dans l’indignité.

Car qui êtes-vous Madame Reding pour vous permettre de donner des leçons à la France ? D’où tirez-vous votre légitimité ? Par qui avez-vous été élue ?

Pas par le peuple français en tout cas !

Alors oui, bien sûr, la circulaire d’Hortefeux est absolument intolérable puisqu’elle stigmatise une population là où seule l’application de la loi républicaine devrait être en cause. Cependant rassurez-vous, mes compatriotes sont tout à fait capables par eux-mêmes de régler cette affaire. Même si bien entendu, les cris d’orfraie de la gauche rendent grandement service au Président : ils donnent l’impression qu’il agit alors qu’il ne fait que payer des Roms comme de malheureux figurants qui reviendront quelques semaines plus tard sur notre sol.

Mais qui a créé les conditions de la libre circulation des personnes comme des capitaux ? Qui a créé les conditions de cette anarchie et donc les risques d’amalgame et de stigmatisation ? Qui a favorisé l’immigration intra-communautaire pour le plus grand bénéfice d’un certain patronat qui peut ainsi user et abuser d’une main-d’œuvre bon marché ?

De la même façon que votre collègue Madame le commissaire Kroes déclarait vouloir encourager les délocalisations, votre Union Européenne a pour objectif avoué le nivellement par le bas vers le moins disant social. Car en ouvrant toutes les frontières, vous mettez forcément en danger le modèle social des pays les plus avancés. Vous mettez nécessairement en péril les acquis et les droits des plus pauvres, puisque vous les placez en concurrence directe avec encore plus pauvres qu’eux.

En voulant accélérer l’élargissement, vous n’avez pas voulu entendre tous ceux qui vous avaient alerté sur les dangers des migrations de population. Les Roms de Roumanie et de Bulgarie en sont aujourd’hui les premières victimes.

Je suis aujourd’hui le seul au Parlement français à prôner ouvertement le rétablissement des frontières nationales. Le seul.

Or, une frontière, ce n’est pas le repli sur soi. Qui oserait traiter son voisin de palier de raciste au prétexte qu’il ferme sa porte à clé en partant travailler ?

En fait, une frontière c’est comme la peau : ça protège mais ça laisse passer tout ce dont l’organisme a besoin. C’est une protection mais également un lien vers l’extérieur !

En voulant par dogmatisme supprimer toutes les frontières sans d’ailleurs les remplacer par une frontière européenne, vous avez écorché vif nos nations.

Aujourd’hui, alors que le peuple souffre, l’alternative est simple : l’entente, la concorde et la coopération de peuples libres de disposer d’eux-mêmes ou bien le mépris des peuples, la destruction des nations et l’impuissance publique des Etats.

Alors oui, Madame Reding, ça suffit ! La France n’a pas d’ordre à recevoir de Bruxelles, et encore moins d’excuses à formuler.

Car si le gouvernement Sarkozy et le Parlement français ont ratifié le traité de Lisbonne, le peuple français, lui, l’a clairement rejeté par référendum !

Madame Reding, vous êtes illégitime et comme élu d’une Nation qui a rejeté par référendum le traité constitutionnel, je ne vous reconnais pas et je ne vous reconnaîtrai jamais.

Rassurez-vous, je ne manquerai pas d’expliquer à Messieurs Hortefeux et Besson en quoi leur circulaire n’est pas digne de la République, mais de grâce, vous qui êtes Luxembourgeoise, concentrez-vous sur votre Grand-Duché et n’essayez pas d’imposer par la force votre mondialisme à des pays qui n’ont aucune leçon à recevoir venant d’un ancien député d’un paradis fiscal.

Madame Reding, vous ne le savez sûrement pas, mais il est écrit à l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen que la résistance à l’oppression est un droit naturel et imprescriptible.

Souffrez donc que je respecte la Constitution de mon pays et que je résiste à une Commission totalitaire qui tance les ministres de mon pays comme des petits garçons désobéissants. Et si je regrette que les petits garçons en question préfèrent vous répondre qu’ils ont respecté vos règlements et vos lois, permettez-moi en tant qu’élu de vous répondre que vos directives et vos instructions n’ont aucune légitimité.

Je suis tout aussi européen que vous, et vous ne me culpabiliserez pas. En construisant l’Europe ainsi, vous dénaturez totalement l’idée européenne de réconciliation entre les peuples et de progrès social pour tous.

C’est pourquoi, Madame, jamais ne flottera le drapeau de cette mauvaise Europe là sur le fronton de ma Mairie, et je préfère largement y mettre celui de toutes les autres nations libres du monde.

Prenez d’abord le risque de soumettre vos décisions au suffrage des peuples européens, et après – seulement après – on en reparlera.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Astuce pour les Roms: faire demi-tour à la frontière

11 Sep

Slate.fr revient sur un article publié dans La Voix du Nord, jeudi 9 septembre à propos de l’expulsion des Roms par le gouvernement.

En août, Eric Besson avait reconnu des failles dans le dispositif légal de reconduites à la frontière des Roms. Deux avocats spécialistes du droit des étrangers lui en ont donné un criant exemple jeudi 9 septembre en faisant traverser la frontière franco-belge à des Roms roumains à Armentières (Nord) et en leur demandant de la repasser dans le sens inverse quelques minutes plus tard.

Selon l’un des avocats, Me Antoine Berthe, cité par l’AFP, «les Roms ont exécuté l’arrêté de reconduite, qui devient nul, et peuvent donc revenir en toute légalité, en tant que ressortissants européens, sur le sol français». C’est la faille de la politique de reconduites à la frontière du gouvernement: les Roms d’origine roumaine ou bulgare sont des citoyens de l’Union européenne et peuvent à ce titre rentrer en France sans formalité particulière et y séjourner pendant 3 mois sans avoir à trouver un emploi.

LaVoixduNord.fr diffuse une interview audio de l’avocat Norbert Clément, à l’origine de ce happening juridique. L’action se veut avant tout militante, pour montrer l’absurdité de la politique gouvernementale:

«Ce n’est pas dans les habitudes d’un avocat de reconduire son client à la frontière. Mais là, nous n’avions pas d’autre issue. Même si la décision [d’expulsion] est illégale, il fallait l’exécuter […] Il y a toujours des parades, toujours des résistances à cette politique de l’immigration. En fin de compte, cela ne sert à rien, sauf à faire de la communication. On ne règlera pas le problème Roms ni le problème des étrangers avec des grandes déclarations ou des bruits de bottes. Aujourd’hui, c’était la démonstration que tout ce qu’on fait au plus haut niveau ne sert à rien.»

Norbert Clément estime que sa pratique est légale. Enfin, pour l’instant. Avant que le gouvernement ne fasse voter un texte pour l’empêcher:

«Le mois prochain, le gouvernement a prévu un amendement qui prévoit que dans cette situation particulière, le fait de revenir régulièrement pour des séjours de 3 mois pourra être sanctionné. Cela montre que ce que nous venons de faire aujourd’hui est légal, parce qu’ils sont obligés de rectifier le tir. Selon moi, l’amendement est peut-être contraire à la Constitution et aux directives européenes. Mais qu’importe, si le texte rentrait en application, on trouverait une parade.»

Lire l’article de Slate.fr

Lire l’article de La Voix du Nord et écouter les explications de l’avocat