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Paul-Marie Coûteaux présente « la matrice d’une droite nouvelle »

6 Nov

Chronique de Paul-Marie Coûteaux publiée dans Valeurs actuelles le 3 novembre.

L’impuissance politique est devenue telle que l’on s’est au fond résigné à laisser agoniser dans la même chambre le vieux couple droite-gauche : du pareil au même. Leur opposition est d’autant plus brouillée que la droite a toujours fini par adhérer aux marqueurs de la gauche : tôt ralliée à son premier critère historique, le refus du veto royal, elle finit toujours par adhérer à ses thèmes de prédilection, les libertés sous toutes leurs formes, la démocratie sous toutes ses acceptions, et finalement la place majeure donnée au “progrès social” dans le projet politique.

Ces critères classiques de la gauche s’imposèrent les uns après les autres à tout le spectre – au point que le progrès social ne fut jamais aussi rapide que sous les présidences de droite Pompidou et Giscard. Quant au dernier des grands marqueurs de la gauche moderne, l’internationalisme converti en obsession du dépassement général des nations, c’est peu dire qu’une droite tout aussi moderne y communie à qui mieux mieux, en particulier dans l’universel dépassement européen et le non moins universel ralliement à l’Otan, version politique et militaire de l’américanisation générale des modes de vie, de la langue, des mots, des manières, etc. Bien malin, au bout du compte, qui pourrait aujourd’hui repérer des valeurs qui seraient en propre attachées à la droite. Il faudrait pourtant y réfléchir à l’aube d’une saison électorale où nul ne pourra gagner seul, en sorte que se composeront in fine des alliances au second tour. Aux triomphants paradigmes de gauche, quelles valeurs opposer ?

Notre hypothèse est que les “valeurs de la droite” se reforment ces dernières années, à bas bruit et sans mot, à l’occasion des débats dits “de société” : celui de l’identité nationale aussi bien que celui du gender ou des progrès de la génétique, de l’homoparentalité, des OGM, tous débats sur l’identité mettant en jeu deux conceptions inconciliables de la liberté, de l’homme et du monde. Pour saisir cette réaction encore en germe, il faut revenir au débat philosophique, et à cette très ancienne querelle qui opposa le progressiste Héra­clite à Parménide et à Platon. Le premier affirmait que tout n’étant que perpétuel devenir, que rien n’est pour toujours ce qu’il est ni ne relève d’aucune essence immuable (« on ne se baigne jamais dans la même eau »), chaque chose se prêtait au progrès infini. Les seconds affirmaient au contraire que le mouvement n’était qu’une suite de métamorphoses n’altérant pas la nature de chaque chose, son idée, son essence : ce n’est pas la même eau, mais c’est toujours le même fleuve…

Clairement formulée dans certains dialogues socratiques (surtout dans le magistral Cratyle), cette opposition court à travers toute la philosophie européenne jusqu’à son avatar contemporain, l’existentialisme, qui, prétendant que les hommes peuvent se choisir eux-mêmes (jusqu’à choisir leur sexe selon la théorie du gender), a battu à plates coutures l’essentialisme platonicien. On nia en bloc toute na­ture, aussi bien celle de la femme (il est obligatoire de penser depuis Beauvoir que l’« on ne naît pas femme, on le devient ») que de la mère, ou du père, ou de l’homme (invoquer la virilité est réputé fasciste, au mieux “machiste”), comme on nia dans l’ordre politique qu’il existât une nature, âme ou identité, des nations : la moindre référence à une identité française, ou allemande, ou arabe, devint une intolérable “essentialisation”, at­tentatoire au mélange européiste ou mondialiste, voire condamnée pour racisme – arme omniprésente du tribunal existentialiste. Comme il est devenu ringard d’évoquer l’identité d’un animal (des bovidés, n’a-t-on pas voulu faire des carnivores ?), d’un légume, que les OGM modifient génétiquement, c’est-à-dire dans leur nature ; ou d’invoquer une essence de l’homme face aux applications de la génétique, prometteuses pour les uns, inquiétantes pour les autres…

Fait nouveau, cette dénaturation générale est devenue menace plus que promesse : en somme, elle commence à faire débat. Chrétiens, écologistes, humanistes à l’ancienne (qui invoquent une nature immuable de l’homme) mettent en doute ces infinis progrès, refusant d’admettre que le monde et les hommes ne sont plus que matière plastique : cette réaction est à mon sens la matrice d’une droite nou­velle, dont on voit déjà, contre le délire multiculturel niant à angle droit les identités, une certaine résurgence sous la forme du populisme, nouvelle revendication de peuples désireux de rester ce qu’ils sont, défendre leur identité et ses attributs majeurs, souveraineté, frontière, nationalité…

Un tel rappel des nations, des choses et des êtres à leur nature propre pourrait instruire une cosmogonie de droite qui n’accepterait pas sans examen les dérives du progrès au point de laisser la technique, ses traductions commerciales et ses étendards libertaires recomposer le monde. La droite aurait grand intérêt à réfléchir à ce critérium, qui élargirait son champ politique en incluant une partie de la réflexion dite “écologiste”, réconcilierait ses fractions sur la pérennité de la nation et de ses héritages – et remettrait sur le métier sa réflexion politique, laquelle ne saurait être éternellement tenue pour superflue.

Lire aussi :

Tempête en vue

Compromis historique

Le ministère de l’Intérieur et l’antiracisme

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Bruno de Cessole : « Richard Millet enfreint nos tabous »

16 Juin

Chronique littéraire de Bruno de Cessole publiée dans Valeurs Actuelles du jeudi 16 juin

Déjà en proie à la vindicte du petit milieu littéraire et médiatique pour ses libelles féroces sur la médiocrité de la postlittérature contemporaine, Richard Millet ­aggrave une fois de plus son cas avec son dernier opus, Fatigue du sens. Le thème ? Brûlant s’il en est, et bien propre à faire hurler les chiens de garde de la religion de l’antiracisme : le renoncement des Français, sous l’aiguillon d’une maladie de la ­volonté, à leurs valeurs et à leur singularité face à une immigration extra-européenne de masse qui ne peut ou ne veut se plier à l’assimilation.

« Il ne s’agit ici, écrit-il en liminaire de son ouvrage, que de savoir ce qu’il advient du sens de la nation et de mon identité devant une immigration extra-européenne qui la conteste comme valeur et qui, disons-le tout de go, ne peut que la détruire […] parce que l’illimitation de son nombre et son assentiment aux diktats du libéralisme international rencontrent cette terrible fatigue du sens qui affecte les Européens de souche. » Nous sommes, poursuit Millet, entrés dans un monde postdémocratique qui se caractérise par la négation de toutes les valeurs de la verticalité et repose sur « l’universalité ­abstraite d’un mensonge – à savoir que l’homme est bon et perfectible, pour peu qu’on le délivre de l’ethnique, de la nation, du catholicisme, de la race blanche, des traditions européennes, de l’Occident même ».

Affranchi de tout signe d’appartenance, sans mémoire, sans fierté, fatigué de son histoire, mais imprégné des mots ­d’ordre du nouvel ordre moral, le sujet politique contemporain est un ludion individualiste, coupable, repentant, qui n’aspire plus qu’à se fondre dans une humanité indifférenciée et, hédoniste, à jouir de ses derniers privilèges de consommateur. Un peuple, une nation, une religion, une culture, qui abdique ainsi son iden­tité historique et spirituelle se condamne à disparaître purement et simplement.

Tel est le propos, provocateur mais juste, de ce livre, dont la forme – le fragment, l’aphorisme, le discontinu – ne facilite pas la lecture, et qu’on ne saurait confondre avec une diatribe primaire à l’encontre de la figure de l’immigré, lui-même victime d’un phénomène pervers. Les tenants et les relais de la nouvelle doxa antiraciste ne manqueront pas d’exploiter les “failles” de l’auteur : l’aveu sans fard de son hostilité à la démocratie, de sa haine pour la société contemporaine, de son mépris pour les élites démissionnaires, de son antilibéralisme. Et il est vrai que Richard Millet se montre souvent abrupt et maladroit, mais cette rudesse, cette maladresse mêmes sont garantes de la sincérité de ce cri de colère et de douleur d’un homme condamné à l’exil intérieur dans un pays qu’il ne reconnaît plus et qui le nie dans son essence même.

Pour mieux connaître Richard Millet cliquez ici et surtout, lisez-le.

Le ministère de l’Intérieur et l’antiracisme

14 Mai

Extraits de la chronique de Paul-Marie Coûteaux publiée dans Valeurs Actuelles du 12 mai.

En décembre dernier, le ministère de l’Intérieur concluait avec une association relevant de la loi de 1901, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), une convention institutionnalisant entre celle-ci et l’État une collaboration permanente dont on aurait pu s’attendre, au vu des informations qu’en a données le Figaro du 2 décembre 2010, qu’elle provoque ce qu’il est convenu d’appeler un “débat”. Or, on ne vit rien…

Au terme de cet accord, le ministère de l’Intérieur confie à la Licra une mission de veille sur Internet, aux fins de l’aider à débusquer les dérives racistes ou antisémites sur la Toile, ainsi que dans l’enceinte des stades ; la même convention prévoit entre l’État et ladite association des échanges de statistiques, et sa participation à la formation des agents de police par la diffusion dans les commissariats d’une documentation spécifique – cela venant à l’appoint d’une formation à l’antiracisme prochainement dispensée dans les écoles de police et de gendarmerie. Lors d’une conférence de presse au cours de laquelle Brice Hortefeux et Alain Jakubowicz, le président de la Licra, présentèrent le texte qu’ils venaient de signer, le ministre annonçait la création en 2011 d’un “observatoire du racisme” dont la conduite serait confiée au Conseil représentatif des associations noires, le Cran.

[…]

Se pose ici la question ultime, plus politique, à laquelle M. Guéant n’est certes pas tenu de répondre : les concessions que fait ainsi l’actuelle “majorité” à l’air du temps reviennent, sous couvert de lutte contre le racisme, à une sorte de racialisation générale des esprits d’inspiration américaine – en fait, racisme et antiracisme parlent le même langage, ce qui finit par rendre ce dernier passablement dangereux, au point que le philosophe Alain Finkielkraut le qualifie de « communisme du XXIe siècle » : ces concessions idéologiques permanentes, d’inspiration plus soixante-huitarde que républicaine (la République ne reconnaît pas de prérogatives particulières aux communautés telle que celle que prétend représenter le Cran), ne contribuent-elles pas à la recomposition de la droite française, dont on vient de voir qu’elle ne se fait guère au bénéfice de l’actuelle majorité ? 

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Gilbert Collard sur la préférence nationale

14 Mai

Extrait d’une interview du médiatique avocat Gilbert Collard publiée dans Valeurs Actuelles le 12 mai.

Êtes-vous favorable à la “préférence nationale” ?

Lorsqu’on me pose la question, je réponds : “Et vous, êtes vous favorable à l’infériorité nationale ? ” La préférence nationale, c’est le contraire du racisme puisque c’est la citoyenneté qui prime sur l’origine, notamment ethnique, des individus. La préférence nationale revient à favoriser un Français d’origine tunisienne par rapport à un Tunisien d’origine tunisienne. Je rappelle aussi que la préférence nationale est une idée socialiste mise en place par Roger Salengro sous le Front populaire.

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Le défilé des réfractaires

7 Mai

Bruno de Cessole, rédacteur en chef du service culture de Valeurs actuelles, publie Le défilé des réfractaires.  Extrait d’une interview donnée par le critique à BSC news :

« Une poignée d’entre eux peut être considérée comme étant au premier chef des pamphlétaires : tel est le cas de Barbey d’Aurevilly, Léon Bloy, Charles Péguy, Léon Daudet, Georges Bernanos,  Guy Debord, Jean-Edern Hallier, Philippe Muray, et Marc-Edouard Nabe. D’autres l’ont été par intermittence, de manière occasionnelle,  ainsi Chateaubriand, Stendhal, Barrès, Claudel, Aragon, Aymé, Claudel, et Sartre. Leur point commun est d’être des hommes en réaction, des hommes qui se posent en s’opposant. La plupart, presque tous en fait, sont des anti-modernes, dont Antoine Compagnon  a fort bien dit qu’ils sont des modernes contrariés et que leurs écrits, hantés par le sublime, oscillant entre  vitupération et hyperbole, assaisonnent le fade brouet de la modernité de leurs épices relevées. « 

[…]

« Paraphrasant Gide, je dirais volontiers qu’on ne fait pas plus de bonne littérature avec de bons engagements qu’avec de bons sentiments. Bien sûr que la vraie littérature est affaire de talent, mais il se trouve que ce talent s’est davantage réparti, du début du XIXe siècle à la mi XXe siècle chez des écrivains que l’on peut classer à droite.  De nos jours, la pente littéraire serait plutôt à gauche, j’en veux pour preuve la prolifération de romans et d’essais vertueusement moralisateurs ou hygiénistes, animés par la haine de soi, le ressentiment et la repentance,  sur tous les sujets de société dits porteurs : la discrimination, l’immigration, la disparité hommes-femmes dans le travail, les violences conjugales, la Seconde Guerre Mondiale, les anciens conflits coloniaux, etc… Et sans doute est-ce la raison de sa médiocrité endémique, à quelques exceptions près. »

Nostalgies et colères de Jean Clair

18 Avr

Extrait d’un article de Bruno de Cessole publié dans Valeurs actuelles le 4 avril.

D’un autre que cet expert à l’autorité reconnue, les cabris sautillants et les moutons bêlants de la modernité se débarrasseraient d’un mot : “réactionnaire”, que l’on aggraverait d’un adjectif infamant comme “obtus” ou “ranci”. L’ennui, précisément, c’est que l’auteur est parmi les plus autorisés à porter un jugement et prononcer un réquisitoire. Rejoignant Alain Finkielkraut sur la dilution de la culture dans le magma du tout-culturel, Jean Clair met en relief la déliquescence de la culture traditionnelle, sa métamorphose en un simulacre vide de sens, et la perte simultanée de l’aura de l’oeuvre d’art, dont le rapport au sacré s’est effacé devant la valeur marchande, entraînant à son tour la dégradation du musée en lieu de culte culturel, sans finalité mémorielle et éducative. Esthétique du sordide et de l’abjection, exhibitionnisme grotesque, superstition de la nouveauté, de la spontanéité et de l’immédiat, divinisation de la liberté de l’artiste, imposture des spéculations financières sur l’art contemporain, substitution de la réplique à la relique, haine institutionnelle de la beauté, rien n’échappe à l’ironie vengeresse de Jean Clair, dont l’effervescence de la colère et du dégoût n’est que l’envers de la nostalgie d’un temps où le vrai et le beau se confondaient. « Quand le soleil de la culture est bas sur l’horizon, même les nains projettent de grandes ombres » écrivait Karl Kraus, cité en exergue du livre. Aujourd’hui, même les nains ont raccourci.

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En Libye, une drôle de guerre

16 Avr

Extrait d’un article de Frédéric Pons publié dans Valeurs Actuelles le jeudi 14 avril.

En Libye, la combativité des troupes loyales à Kadhafi a été une surprise. Ces soldats réguliers et ces mercenaires recrutés en Afrique sont sans doute bien payés. Cela ne suffit pas. Les fidélités claniques ont joué un rôle majeur, confirmant la fracture réelle du pays entre la Cyrénaïque, berceau de l’insurrection, et la Tripolitaine, fidèle au régime. Cette donnée semble avoir été minimisée. À moins que le bagout exalté de Bernard-Henri Lévy n’ait eu raison, à l’Élysée, des synthèses du Quai d’Orsay et de la DGSE… Autre surprise : la nullité militaire des insurgés libyens. Ils ne se sont pas encore battus. Ceux qui auraient pu le faire – les militaires ralliés – sont absents de la ligne de front. Les autres sont des braillards velléitaires. Ils invoquent Allah, mitraillent un ciel vide d’ennemis, courent plus vite que leur ombre, prennent la pose pour les journalistes étrangers et s’en remettent aux Occidentaux pour faire la guerre à leur place. Leurs “frères arabes” ne sont pas plus présents, à l’exception du Qatar, de la Jordanie et des Émirats. Et encore ! Ils se limitent à des missions courtes de “contrôle du ciel”, sans frappes au sol. Les autres pays arabes font le minimum. Ils paient. Aux soldats occidentaux de risquer leur vie pour protéger des populations arabes.

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Islam et laïcité

5 Mar

Tribune libre publiée de Claude Valleix, préfet honoraire, et Pierre Mérand, procureur généraldans Valeurs Actuelles.

Depuis une génération, les fondements de notre société subissent une pression religieuse sans précédent. L’islam frappe à toutes les portes de la République et s’efforce de pénétrer notre arsenal juridique pour obtenir un droit de cité de plus en plus large. Nous aurions tort de ne pas prendre garde à ce phénomène, car son développement risque de bouleverser ce qui fait l’essence de la France.

À l’époque gallo-romaine, le christianisme a supplanté les vieilles croyances païennes, mais cette évolution spirituelle s’est faite de l’intérieur, contrairement à ce qui se produit aujourd’hui. La deuxième religion de France est totalement importée. Pour des raisons historiques, d’abord, du fait de la décolonisation ; par maladresse, ensuite, en accordant la nationalité française selon des procédures automatiques aux enfants de parents étrangers nés sur notre sol ; par la mise en place, enfin, de politiques d’immigration qui ont facilité l’accès à notre territoire de populations en majorité musulmanes.

L’effet de masse a fait le reste. Des revendications inconnues jusqu’ici se manifestent, les unes derrière les autres, jamais en bloc. Elles ne procèdent probablement pas d’une manoeuvre délibérée, mais leur succession constitue un piège qui fonctionne à merveille, car il nous contraint à réagir au coup par coup.

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La prescience de Jean Raspail

5 Mar

Chronique de Denis Tillinac publiée dans Valeurs Actuelles.

La concomitance du jugement qui condamne Zemmour et de la préface écrite par Jean Raspail pour la réédition du Camp des saints ne peut pas laisser indifférent. Nul n’ignore que l’impact à terme des flux migratoires en France, avec les lois en vigueur, menace l’identité profonde d’un pays âgé de quinze siècles.

Nul n’ignore les risques de guerre civile, larvée ou déclarée, quand les “minorités visibles” – ou moins visibles – auront pour elles la force du nombre. Nul n’ignore que cette force, maintes études démographiques la présument à échéance d’une génération. Nul n’ignore qu’elle anéantira les velléités d’“intégration” serinées sans conviction par les autorités publiques et les militants du “multiculturalisme”. Nul n’ignore que déjà des zones urbaines et suburbaines sont à feu et à sang, comme si l’on s’y préparait d’avance à des flambées de violence moins ponctuelles et moins sectorisées. Nul n’ignore que tôt ou tard la peur des autochtones les incitera à organiser des milices privées.

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Le nouvel ordre moral

26 Fév

Extrait d’un article de Eric Branca publié sur valeursactuelles.com.

Constater un fait, est-ce propager la haine ? Depuis le 18 février, date de la condamnation d’Éric Zemmourpour “provocation à la discrimination envers un groupe de personnes à raison de leur origine”, la question est posée. […]

Le délit de “diffamation raciale” n’a pas été retenu au sujet des trafiquants, comme le réclamait la Licra, mais Zemmour a néanmoins été condamné pour “provocation à la discrimination” par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Même sanction, même motif pour les mots : « Mais ils ont le droit », s’appliquant aux employeurs qui préfèrent recruter des candidats selon des critères qui leur sont propres… (lire page 14). Pour résumer, il n’est donc pas diffamatoire de dire que “la plupart des trafiquants sont noirs et arabes”, mais rendre ce constat public est constitutif d’une provocation ! […]

Tout démontre en tout cas l’importance déterminante prise, dans nos institutions, par certaines associations s’autoproclamant “représentatives” – la dernière-née étant le Cran, pour Conseil représentatif des associations noires de France – et le poids, symétriquement décroissant, de la puissance publique, censée garantir le droit des gens et l’intérêt général.

Jusqu’à la loi Pleven de 1972, en effet, seules deux instances étaient habilitées à saisir la justice pour “diffamation ou injure raciste” : la personne s’estimant diffamée ou discriminée et le parquet, en sa qualité de représentant de la société, s’il s’agissait d’actes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public (par exemple, un texte publié dans la presse contraire à l’honneur d’une communauté voire susceptible d’entraîner des violences contre celle-ci). Toutes choses régies par la loi de 1881.

Mais, depuis trente ans, tout a changé : ce n’est plus seulement la personne qui s’estime diffamée ou le ministère public, s’agissant d’un groupe, qui sont habilités à saisir la justice. Mais toute association s’autoproclamant représentative de tel ou tel intérêt, ou de telle ou telle communauté. Y compris en l’absence de plainte individuelle préalable !

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