Michèle Tribalat contre le droit de vote des étrangers

19 Oct

La démographe Michèle Tribalat, auteur notamment de Les yeux grand fermés, explique dans une tribune publiée le  17octobre sur atlantico pourquoi accorder le droit de vote aux étrangers serait contraire à l’idée même de Nation. Extraits.

« On parle souvent de manière impropre d’accorder le droit de vote aux immigrés. Or, ceux qui ont acquis la nationalité française sont déjà en capacité de voter. Ils représentent quatre immigrés sur dix. Sur près de 12 millions de personnes d’origine étrangère (immigrées ou ayant au moins un parent immigré), seules 30 % sont de nationalité étrangère. Elles le sont par choix ou parce qu’elles sont en attente d’être éligibles, mais très rarement suite à un refus de l’administration française.Plus d’un tiers de ces étrangers sont originaires d’un pays de l’UE et, à ce titre, sont (ou seront à leur majorité) autorisés à voter aux élections locales et européennes. Pour les autres (moins de deux millions de personnes en âge de voter), ils ne sont pas privés de citoyenneté puisqu’ils peuvent voter lors des élections organisées dans leur pays d’origine. […]

C’est une proposition entièrement tournée vers l’intégration des immigrés et de leurs familles et  qui ne regarde jamais l’autre versant : que devient le sens de l’appartenance nationale pour les Français en général ? Traditionnellement, elle avait un sens politique exigeant que l’on s’élève au-dessus des particularismes pour partager un projet fondé sur des valeurs. L’extension du droit de vote aux étrangers extra-communautaires introduit l’idée selon laquelle la résidence, en elle-même, donne un droit de citoyenneté et que celui-ci devrait faire partie des droits inhérents à la nature humaine, que l’on transporte avec soi là où il nous plaît d’aller. Ce faisant, on renvoie les Français à une identité plus ethnique et culturelle que la conception politique de la nationalité cherchait justement à dépasser. Cela fait d’eux un groupe particulier parmi d’autres.

Cette conception d’un droit de vote lié à la résidence légitime l’idée selon laquelle la citoyenneté c’est d’abord défendre ses intérêts particuliers, là où l’on se trouve, sans avoir nécessairement à s’inscrire dans l’histoire d’un peuple ni à se préoccuper de son destin. Ne faudrait-il pas alors donner le droit de vote aux enfants ?

Jean-Claude Michéa invité des Matins de France Culture

8 Oct

Le philosophe Jean-Claude Michéa était l’invité des matins de France Culture jeudi 6 octobre. Spécialiste de Georges Orwell et auteur de nombreux ouvrages critiques sur la modernité, le libéralisme ou encore l’éducation, il est invité pour parler de son dernier livre Le complexe d’Orphée : La Gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès


Michéa donnait une interview au Nouvel Observateur à propos de son dernier ouvrage. Extrait.

« Tout comme un pythagoricien aurait préféré mourir plutôt que de traverser un champ de fèves, un militant de gauche éprouve immédiatement une terreur sacrée à l’idée que quelque chose ait pu aller mieux dans le monde d’avant. Une pensée aussi incorrecte le conduirait en effet à remettre en question le vieux dogme progressiste selon lequel il existe un mystérieux sens de l’histoire, porté par le développement inexorable des nouvelles technologies, et qui dirigerait mécaniquement l’humanité vers un monde toujours plus parfait – que celui-ci ait le visage de l’«avenir radieux» ou celui de la «mondialisation heureuse». Difficile alors de ne pas penser au pauvre Orphée qui, pour ramener Eurydice des Enfers, avait dû s’engager à aller toujours de l’avant sans jamais s’autoriser le moindre regard en arrière. »

Un dossier est consacré à Jean-Claude Michéa dans le dernier numéro d’octobre de Causeur.


Bénabar : « Je suis politiquement correct et je t’emmerde ! »

30 Sep

Extrait d’un article publié sur le site Purepeople

Alors qu’il montait sur scène mercredi 28 septembre aux côtés de Charles Aznavour, qui offrait à son public un concert absolument remarquable à l’Olympia au profit de son association Aznavour pour l’Arménie, le chanteur Bénabar était ce matin face à Nikos Aliagas sur Europe 1.

[…]

Les paroles sont explicites : « Je ne suis pas raciste, je suis droit-de-l’hommiste, j’porte pas de fourrure. Je ne regrette pas la guillotine, je ne suis pas misogyne, je trie mes ordures. Tu trouves ça peut-être politiquement correct, mais moi je t’emmerde.« 

[…]

Avec Les bénéfices du doute, Bénabar s’annonce plus incisif, toujours aussi poète. Il explique l’intérêt de Politiquement correct : « J’emmerde tout un courant de pensée qui, sous prétexte de lutter contre le politiquement correct, défend des idées dégueulasses. Maintenant, si on n’est pas raciste, c’est qu’on est bobo, si on n’est pas misogyne, c’est qu’on est naïf ou angélique. C’était une réaction à ce discours, où je me sentais directement visé. Il faut quand même rappeler que c’est bien de ne pas être raciste, pas être antisémite. Je défends ces valeurs-là. C’est bien de dire bonjour à la dame. C’est pas une profession de foi, c’est pas une agression, c’est un coup de gueule. C’est ce que j’enseigne à mes enfants, c’est aussi pour ça que je me suis senti visé. On apprend aux enfants qu’il faut être gentil, dire bonjour à la dame… Effectivement c’est politiquement correct, mais bordel c’est que j’apprends à mes gosses ! Et c’est bien de dire bonjour à la dame.« 

Echange intégral entre Cohn Bendit et Le Pen au Parlement européen

15 Sep

L’Express ouvre les yeux sur la nature ethnique des émeutesau Royaume-Uni

17 Août

Le 16 août dernier, lexpress.fr publie un article-bilan sur les émeutes qui ont survenues au Royaume-Uni. C’est avec un joyeux étonnement que nous remarquons que, une fois n’est pas coutume, un média généraliste s’écarte des sages analyses du camp du Bien expliquant les violences par les inégalités et les discriminations dont sont victimes leurs auteurs. Extraits.

Les émeutes urbaines laissent la classe politique désemparée. Censé organiser le « vivre ensemble », le modèle multiculturel britannique a engendré de nouvelles formes de racisme. Et une partie de la jeunesse, à la dérive, n’a d’autre horizon que la culture de la violence.

[…]

Cette flambée de violence laisse néanmoins ouverte la question délicate de l’intégration de populations issues de l’immigration et du fragile équilibre entre communautés. Certes, à Manchester, ce sont des jeunes de toutes origines qui ont attaqué le centre-ville. Mais au départ, à Londres, même si les médias et la police ont pris soin de ne pas le souligner, il s’agissait bien d’une émeute ethnique. La mort, dans des circonstances qui restent à élucider, d’un jeune Anglo-Caribéen, Mark Duggan, poursuivi par la police, et les rumeurs qui se sont ensuivies ont enflammé des jeunes Antillais. Lesquels ont attaqué la police et pillé des commerces. Au tribunal de Westminster, quelques jours plus tard, le défilé des personnes interpellées confirmait la large appartenance des fauteurs de trouble à cette communauté.

Plus inquiétant encore, les témoignages égrenés par les médias ont laissé apparaître le racisme des casseurs. Ici, un jeune homme blond humilié et dépouillé de ses vêtements par un trio de jeunes Caribéens ; là, un étudiant malaisien à la mâchoire brisée. A Hackney, une grand-mère antillaise de 45 ans, Pauline Pearce, s’est interposée avec sa canne alors que des émeutiers tabassaient un passant qui avait eu la mauvaise idée de prendre des photos sur son téléphone portable. « Vous êtes en train d’en faire un affrontement entre Noirs et Blancs ! » leur a-t-elle hurlé. « Mais c’est ce que nous voulons ! » ont-ils répondu. « Effondrée », la quadragénaire dit « ne plus comprendre les jeunes d’aujourd’hui ».

[…]

« Si la police a tardé à réagir, juge Douglas Murray, analyste à la Henry Jackson Society, c’est à cause du poids du politiquement correct. Accusée à tout bout de champ de racisme institutionnalisé et de brutalité, elle n’ose plus intervenir face aux délinquants, a fortiori lorsqu’ils sont noirs. » En février dernier, dans un discours remarqué prononcé à Munich, David Cameron avait estimé que, « avec la doctrine du multiculturalisme d’Etat, nous avons encouragé différentes cultures à vivre séparées les unes des autres et en marge du courant majoritaire ». Le climat de tension ethnique de la semaine dernière lui aura donné raison.

Sur ce sujet :

Sur les troubles de Londres

Sur un début de prise de conscience de M. David Cameron

L’antiracisme totalitaire sévit au Royaume-Uni

Yannick Noah, « personnalité préférée » des Français : Qu’en dit Richard Millet ?

14 Août

Comme à l’accoutumée, Yannick Noah serait la personnalité préférée des Français selon le JDD.

« Champion de tennis qui s’est mué en chanteur populaire, Yannick Noah a beau avoir souvent exprimé des opinions tranchées, ses compatriotes voient en lui une sorte de Français idéal, citoyen du monde, engagé mais pas trop, sympa et décontracté. Pour la septième fois numéro 1 de ce classement depuis sa création, Yannick Noah avait atteint le sommet pour la première fois en juillet 2005. Détrôné par Zizou un an plus tard et ce pour trois enquêtes consécutives, il a repris les commandes en décembre 2007 pour ne plus les quitter depuis. », nous dit-on.

Dans Fatigue du sens Richard MILLET commente ce sacre populaire avec le talent littéraire et l’analyse du moderne que nous lui connaissons : « Comment être le citoyen d’un pays dont Yannick Noah est la « personnalité préférée » ? Comment expliquer l’immense dégoût qui m’envahit devant cet histrion du Bien, miroir de l’insignifiance française, symbole de l’idéologie mondialiste : sportif, métis, chanteur de variétés, bienfaiteur de l’humanité, donneur de leçons, parfaite expression de la niaiserie perverse du Culturel. »

Sur ce sujet :

Yannick Noah chante en prison

Top 50 , c’est reparti comme en 40!

Sur les troubles de Londres

12 Août

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site mercredi dernier.

Le parti de l’In-nocence juge stupéfiant que les troubles extrêmement graves qui ravagent la capitale anglaise soient une fois de plus analysés sans rire, par les médias français comme par les médias britanniques et occidentaux en général, comme la conséquence inévitable du racisme, de la ségrégation et des inégalités diverses dont seraient victimes les actuels fauteurs de troubles et leurs familles de la part de la société d’accueil, qui justement aurait failli lamentablement dans l’accueil qu’elle leur prodigue depuis des générations, mal et insuffisamment s’il faut en croire la majorité médiatique. On apprend ainsi avec amusement que la mixité sociale, tant vantée et tant désirée de ce côté-ci de la Manche, est dénoncée de l’autre comme une provocation à l’égard des ex-« minorités ethniques”, exposées au spectacle insupportable de populations autochtones vivant dans une relative prospérité. L’ensemble des raisonnements avancés à l’occasion des événements récents présente l’éternelle structure exégétique qui attribue aux femmes violées la responsabilité des viols qu’elles subissent (elles n’avaient qu’à dissimuler leurs charmes…) et aux Israéliens celle des bombardements et attaques terroristes qu’ils essuient (ils n’avaient qu’à ne pas réagir aux précédents…).

Le parti de l’In-nocence attend avec impatience le moment où les colonisés de France et de Grande-Bretagne se réveilleront enfin, face à la réalité des agressions conquérantes dont ils sont quotidiennement les victimes, de l’hébétude où les ont plongés, sous les vieilles lunes du prétendu antiracisme, les palilalies gâteuses du complexe médiatico-politique, qui dans la droite ligne de toutes les propagandes colonialistes veulent faire passer la conquête pour une juste réaction aux turpitudes des conquis. La vérité est que les prétendus “révoltés” de France et de Grande-Bretagne ont depuis des lustres le quasi-monopole de la nocence dans l’une comme dans l’autre société, que leur nocence est l’instrument de leur conquête, que des sommes colossales sont chaque jour englouties en vain pour tâcher d’acheter une tranquillité et une intégration dont ils ne veulent à aucun prix puisqu’ils voient bien que c’est leur intranquillité et la désintégration qu’elle amène qui assurent leur emprise sur le territoire et fait indéfiniment monter les enchères. Jamais peuples au cours de l’histoire n’auront payé aussi cher que les nôtres pour céder leur propre pays, son indépendance, sa liberté, sa paix civile, sa dignité.

Fin de cavale pour la racaille de Besançon

12 Août

Saïd Bahmed, 24 ans, a été arrêté mercredi dernier, cueilli dans un local technique d’un immeuble de son quartier des Clairs-Soleils, à Besançon. Le jeune homme à la gueule de l’emploi s’était évadé le 27 juin dernier lors de son transfert au tribunal de grande instance de Besançon où il devait être jugé pour des violences commises sur sa compagne. Il connaît la notoriété grâce à une vidéo où il nargue la police et insulte la justice.  Il « sera finalement jugé le 26 août prochain […]et répondra ce jour-là d’évasion et « d’outrages par paroles de gendarmes dépositaires de l’autorité publique », le tout en état de récidive légale » (L’Est Républicain).

Lundi dernier, sentant que sa cavale allait bientôt prendre fin, il donnait une interview de mea culpa à France 3 et jouait le rôle de la victime incomprise tant apprécié des racailles de son espèce en voie de pullulation.

« Coïncidence ou hasard, les gendarmes ont saisi 1,7 kilos de résine de cannabis et 75 grammes de cocaïne », peut-on lire sur macommune.info

France télé fait la peau aux clichés

6 Août

France Télévision lance un concours de web-fictions autour de la diversité. Le principe : réaliser une fiction brève de trois minutes maximum sur la thématique « Les clichés ont la peau dure, faites la peau aux clichés ! ». Les teasers diffusés par le groupe et donnant la voie à suivre valent leur pesant de ridicule.

Source : France 3 Provence-Alpes

Une racaille évadée nargue la police sur Internet

4 Août

Poursuivi pour actes de violence, un prévenu de 24 ans s’était évadé le 27 juin dernier lors de son transfert au tribunal de grande instance de Besançon. Cette petite racaille nargue la police dans une vidéo publiée sur Internet le 29 juillet.