Tag Archives: Les Inrocks

Pour Les Inrocks, « les réacs ont échoué à décrédibiliser l’“homme de gauche” »

28 Oct

Billet extrait des Inrocks et publié le 23 octobre dernier. Son auteur n’est autre que Nelly Kaprièlian qui s’en était déjà pris à Richard Millet. Drôle.

Des anars de droite (la réhabilitation de Philippe Muray) aux anars de gauche (l’engouement adolescent pour Jean-Claude Michéa), on aura vu une idéologie rétrograde jusqu’à l’écoeurement se répandre en se faisant passer pour anticonformiste. Son enjeu : lutter contre la pensée unique, c’est-à-dire uniquement fustiger la gauche. Comme il aura été chic de s’attaquer à l’“homme de gauche” !

Pendant ce temps, l’homme de droite faisait des affaires avec port de malettes, mais pourquoi s’en faire ? Il était tellement plus “sulfureux” de démolir l’“homme de gauche”. Mais si, vous savez, l’“homo festivus” (idée de Muray, tellement moins forte que le concept de société du spectacle de Debord, encore tellement plus opérant aujourd’hui…), le “bobo” et, bien plus effrayant encore, le “droit-de-l’hommiste”. Le droit-de-l’hommiste, même si c’est dit avec le mépris le plus crapuleux, c’est celui qui croit aux droits de l’homme, a conscience des problèmes des pays du Sud, etc. Brrr, ça fait peur!

Intéressant de voir que ce qui a eu la cote chez une certaine intelligentsia française, confondant coups de gueule populistes avec ce qui fonde une vraie pensée critique, c’est l’idéologie du rejet de l’autre. Du rejet des Arabes à l’antisionisme, ratiocineurs de droite et anars de gauche se rejoignent dans une même haine. Ou pire : une indifférence de petit Blanc exigeant qu’on ne l’emmerde pas avec les problèmes de l’autre. Mais dans quelle France vivent-ils, eux et leurs soutiens ? Dans quels quartiers ? Pas les nôtres. Depuis quelques mois, des articles auront dénoncé une lepénisation de la pensée par certains “intellectuels” (heu… disons plutôt une poignée de journalistes, dont l’éternel Eric Zemmour). On constate enfin aujourd’hui, après la primaire, que leur tentative de ringardiser l’“homme de gauche” aura complètement échoué.

Source : Les Inrocks

Publicités

Luchini, un néo-réac pour Christophe Conte

4 Août

« T’es plus mon copain, sale réac ! ». C’est en substance ce que débagoule Christophe Conte, fier comme un gamin, dans un courrier public (oxymore qui n’en est aujourd’hui plus un) à l’attention de Fabrice Luchini. Ce chef de rubrique aux Inrocks publie son réquisitoire sur son blog au nom terriblement rebellocrate (cf Philippe Muray), Carrément Méchant. Le pêché de Luchini : avoir assimilé dans Le Figaro le festival d’Avignon à une secte. Pour Christophe Conte, ce fut la petite goutte qui fit déborder le vase de son indignation. Voici mon passage préféré de ce fastidieux catéchisme postmoderne.

« En venant à la rescousse d’une polémiste du Figaro, ce journal qui est devenu ton miroir, Beaumarchais bon marché, pour déclarer que le Festival d’Avignon était désormais « le lieu d’une secte », tu t’es clairement rangé derrière la pancarte des néoréacs qui voudraient figer la France dans le formol artistique de l’avant-chienlit gaucho-décadente. A croire qu’à force de te faire le porte-voix de charognes talentueuses comme Céline ou Philippe Muray, leur venin t’était monté au citron pour ressortir, à peine mentholé d’une bonhomie de surface, par l’orifice de ta grande gueule. »