Tag Archives: renaud camus

Sur le traitement médiatique de l’ultraviolence

4 Déc

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le 29 novembre dernier.

Le parti de l’In-nocence remarque une fois de plus que l’aveuglement antiraciste institué et obligatoire rend totalement inintelligibles, inopérants et non advenus les divers reportages et cris d’alarme médiatiques sur la montée et sur l’aggravation de la violence, sur l’ultraviolence, sur l’insécurité croissante des personnes et des biens. Qui sont les responsables des actes divers rangés sous ses rubriques ? Comment se nomment-ils ? A quelles “communautés” appartiennent-ils majoritairement, voire exclusivement ou presque ? Tant qu’à ces questions l’antiracisme dogmatique interdit et s’interdit de donner des réponses, les problèmes auxquels elles sont liées restent du domaine de la sociologie médiatique, organique ou “sociétale” : autant dire qu’ils n’ont aucune espèce de chance d’être clairement posés — d’être résolus n’y pensons même pas. Or, dans la mesure où ils sont l’expression même des rapports entre communautés d’origines diverses sur le territoire national, en l’occurrence de la guerre ethnique et de la conquête coloniale en cours, ils relèvent éminemment de la politique, et d’elle seule : non pas de la politique partisane et des rivalités pour le pouvoir, mais de celle, s’il en demeure, qui envisage et prend en compte, au regard de l’histoire, le destin du peuple et la survie de la patrie.

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Sur les troubles de Londres

12 Août

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site mercredi dernier.

Le parti de l’In-nocence juge stupéfiant que les troubles extrêmement graves qui ravagent la capitale anglaise soient une fois de plus analysés sans rire, par les médias français comme par les médias britanniques et occidentaux en général, comme la conséquence inévitable du racisme, de la ségrégation et des inégalités diverses dont seraient victimes les actuels fauteurs de troubles et leurs familles de la part de la société d’accueil, qui justement aurait failli lamentablement dans l’accueil qu’elle leur prodigue depuis des générations, mal et insuffisamment s’il faut en croire la majorité médiatique. On apprend ainsi avec amusement que la mixité sociale, tant vantée et tant désirée de ce côté-ci de la Manche, est dénoncée de l’autre comme une provocation à l’égard des ex-« minorités ethniques”, exposées au spectacle insupportable de populations autochtones vivant dans une relative prospérité. L’ensemble des raisonnements avancés à l’occasion des événements récents présente l’éternelle structure exégétique qui attribue aux femmes violées la responsabilité des viols qu’elles subissent (elles n’avaient qu’à dissimuler leurs charmes…) et aux Israéliens celle des bombardements et attaques terroristes qu’ils essuient (ils n’avaient qu’à ne pas réagir aux précédents…).

Le parti de l’In-nocence attend avec impatience le moment où les colonisés de France et de Grande-Bretagne se réveilleront enfin, face à la réalité des agressions conquérantes dont ils sont quotidiennement les victimes, de l’hébétude où les ont plongés, sous les vieilles lunes du prétendu antiracisme, les palilalies gâteuses du complexe médiatico-politique, qui dans la droite ligne de toutes les propagandes colonialistes veulent faire passer la conquête pour une juste réaction aux turpitudes des conquis. La vérité est que les prétendus “révoltés” de France et de Grande-Bretagne ont depuis des lustres le quasi-monopole de la nocence dans l’une comme dans l’autre société, que leur nocence est l’instrument de leur conquête, que des sommes colossales sont chaque jour englouties en vain pour tâcher d’acheter une tranquillité et une intégration dont ils ne veulent à aucun prix puisqu’ils voient bien que c’est leur intranquillité et la désintégration qu’elle amène qui assurent leur emprise sur le territoire et fait indéfiniment monter les enchères. Jamais peuples au cours de l’histoire n’auront payé aussi cher que les nôtres pour céder leur propre pays, son indépendance, sa liberté, sa paix civile, sa dignité.

Sur l’exploitation éhontée de la tragédie d’Oslo par les procureurs du Bien

28 Juil

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le mercredi 27 juillet.

Le parti de l’In-nocence constate sans surprise que la tragédie d’Oslo donne lieu à une exploitation idéologique sans scrupules de la part des antiracistes dogmatiques, qui n’ont pas même la décence d’attendre que le deuil national norvégien se soit assez exprimé pour rendre responsables de l’événement ceux qu’ils considèrent comme des ennemis politiques à abattre par tous les moyens. Ne reculant devant aucune des vieilles ficelles staliniennes, et dressant sans tarder un acte d’accusation les défaussant de leurs propres responsabilités (écrasantes du fait de leur complicité avec le système médiatico-industriel en tant que hérauts du Bien pavant avec méthode et obstination un Enfer comme on n’en a jamais imaginé), ils pratiquent à tour de bras sophismes et paralogismes pour justifier leurs attaques et leur appel à plus de répression politique, à plus de contrôle judiciaire, à plus d’interdiction de penser librement, à plus d’empêchement à dire ce que tout le monde voit, et de mieux en mieux.

Le parti de l’In-nocence considère que doivent être plutôt remis en question l’antiracisme dogmatique d’aujourd’hui et l' »ouverture » univoque et à tout crin, la réduction du débat public, sa soumission à une idéologie régnant sans partage, sans réplique possible, fondée sur une Morale aussi douteuse et fausse que toute-puissante, sur un répertoire émotionnel frelaté et sans cesse manipulé par tous les moyens médiatiques et de propagande. C’est le passage d’un combat légitime en son temps à une idéologie totalitaire, transformant une réaction éthique en un système mortifère, désireux d’établir à toute force un racisme sans races — folle exigence idéologique basée sur un mot qui dès lors se mord la queue —, entretenant le ressentiment contre les représentants d’une ancienne domination éternellement vouée aux gémonies, qui suscite partout les conditions d’explosions de violence, de pogroms et de tous les préludes à une guerre civile généralisée du genre humain, particulièrement sur le sol européen, que seuls un courage politique et une détermination à sortir de cette folie en retrouvant le bon sens le plus élémentaire permettront de juguler.

Le parti de l’In-nocence conçoit son action en ce sens, et ce qui vient de se produire le renforce dans la conviction de la justesse de son combat, et de son urgence.

Sur ce sujet :

Tueries en Norvège : la faute au FN et à la Droite populaire

Tueries en Norvège : « Voilà où mène l’idéologie du choc des civilisations »

Tuerie en Norvège : la faute aux apéros racistes

Sur des affiches dans le métro parisien affirmant qui « est » la France

12 Juil

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le dimanche 10 juillet.

Le parti de l’In-nocence, prenant connaissance par voie d’affiches dans le métro parisien de la tenue d’un « Concert pour l’égalité » avec la participation d’artistes ayant noms Yousspha, Neg’Marrons, Sherifa Luna, Abd Al Malik, Raggasonic et autres, affiches portant en tête de liste des sponsors de cet événement le logogramme officiel de la Mairie de Paris, s’étonne de trouver, barrant en rouge cette affiche, le slogan politique « La France c’est nous ! » en surimpression de la liste de ces artistes.

Le parti de l’In-nocence s’élève vivement contre cette déclaration, manifestement avalisée par l’institution de la République qu’est la Mairie de Paris, déclaration qui prétend définir l’identité nationale en retirant de son contenu tous les Français qui ne reconnaissent rien d’eux-mêmes dans les artistes susnommés, non plus que dans leurs musiques et les références culturelles dont elles s’entourent ou qui les sous-tendent, absconses à des millions d’entre eux, et pas davantage dans le contenu politique, social et ethnique des textes de leurs chants et chansons. En conséquence, il prie instamment la Mairie de Paris de faire connaître publiquement de quel organe de la République et à l’issue de quel débat citoyen et républicain elle a reçu mandat de définir l’identité nationale en des termes aussi particuliers, discriminatoires, partiaux et exclusifs et lui réclame à cet effet un communiqué officiel qui explicite le sens qu’il convient de donner à ce slogan politique et civilisationnel par lequel elle semble engager catégoriquement l’immense majorité des Français qui échappent à sa juridiction.

Source : parti de l’In-nocence

Richard Millet

8 Juil

Nous vous avions déjà parlé de Richard Millet en vous proposant un remarquable extrait de son court roman Petit éloge d’un solitaire (lire). Le 17 mai, l’écrivain était l’invité de Radio Courtoisie pour la sortie de son dernier essai Fatigue de sens. Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Pour mieux comprendre la pensée de Millet – la meilleure façon étant de le lire – voici quelques unes de ses interventions vidéos :

En 2007, Le Point publiait un entretien avec l’auteur sur le déclin de  la littérature française (lire).

Je vous invite aussi à consulter ce post publié sur l’excellent blog Le Nouveau Réactionnaire réunissant plusieurs émissions radio ayant pour invité Richard Millet, et notamment la récente émission Répliques titrée Au coeur de la France. Cette dernière a soulevé les désespérantes réactions des professionnels de l’indignation, notamment à cause de cette phrase prononcée par l’écrivain : “Quelqu’un qui à la troisième génération continue à s’appeler Mohammed quelque chose, pour moi, ne peut pas être français.” Nelly Kaprièlian des Inrocks, qui « s’est mis dans la peau d’une jeune musulmane » pour écrire sa chronique, dénonce avec une prévisible verve « un grand moment d’abjection ». La critique littéraire (si, si) s’insurge contre une série de « saloperies » proférée par un habitué des « formules racistes » (c’est même son collègue Sylvain Bourmeau qu’il le dit, alors…). Après avoir expliqué que l’émission de Finkielkraut devait disparaître des programmes de Radio France, elle conclut très sérieusement que « le plus surprenant c’est qu’on croyait France Culture être la radio de tous les Français ». Las, je ne m’étendrais pas sur la chronique de la même veine, signée Nicole Caligaris, la « romancière », et publiée dans Le Monde du 29 juin. Amusons-nous seulement de ses formidables contre-vérités

« pauvre urbain, qui a toujours été moins blanc que le bourgeois, qui a toujours semblé plus étranger, plus dangereux en nombre, qui a toujours été parqué pour mieux être circonscrit, qui a toujours donné à ses enfants un prénom pas comme il faut, trop vulgaire, trop arabe ».

… le tout dans un style désastreux

« Que Richard Millet, en son comique, soit au moins l’occasion de mettre les points sur les i. Dans le sens qu’a adopté le français actuel, « racisme » désigne ce mélange de xénophobie proprette et de bêtise crasse qui fait proposer, par exemple, de rendre la nationalité française exclusive de toute autre nationalité quand la chance de la France est au contraire de pouvoir vivre des liens puissants que le peuple français, en train de naître d’un écheveau de cultures et de langues, est en train de construire avec le monde auquel nous sommes liés, que les ânes le veuillent ou non, pour la joie des aventuriers de l’esprit, des curieux, des asphyxiés de la blancheur illusoire, pour la tristesse des pitres qui agitent devant leur nez pincé l’illusion d’une intégration qu’ils voient comme l’entrée au chausse-pied dans le moule d’une culture aux formes fixes, quand la vitalité d’une culture est au contraire de se former, en permanence, dans ses mutations au contact des apports extérieurs ; et dans les tensions que ces contacts ne manquent pas de produire. »

Lavons-nous l’esprit. Le 12 mai dernier le parti de l’In-nocence, à travers la plume de son président Renaud Camus, commentait la sortie de Fatigue de sens :

Sur la publication de « Fatigue du sens », de Richard Millet
Le parti de l’In-nocence salue avec respect et avec une grande joie, malgré le désespoir dont le livre est empreint, la publication, aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, de l’essai de Richard Millet, « Fatigue du sens ». Au moins il ne sera pas dit, grâce à un tel ouvrage, que l’horreur qui survient, qu’il s’agisse de la Grande Déculturation ou du Grand Remplacement, sera consommée sans que la littérature, en la personne d’un grand écrivain, en ait pris pleinement la mesure. Sur le fond lancinant du babil de l’appareil médiatico-politique, et malgré les flots de haine, les insultes et les menaces qu’il déverse incessamment pour que ce qui arrive ne soit pas nommé, la voix de Richard Millet rend aux mots leur sens, malgré son titre, et à notre expérience quotidienne son évidence tragique. Le mensonge n’est plus seul. Il est magnifique que les Lettres, en ces temps post-littéraires autant que post-démocratiques (pour reprendre la terminologie de Millet), aient encore la force de lui dire son fait. »
Le critique littéraire de Valeurs Actuelles, Bruno de Cessole, consacre également une chronique à la parution de Fatigue du sens que vous pouvez lire ici.

Sur un trait marginal de l’affaire Strauss-Kahn-Diallo

8 Juil

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le jeudi 7 juillet.

Le parti de l’In-nocence prend note avec intérêt d’un trait marginal de l’affaire de mœurs qui défraie la chronique depuis des semaines, celle qui oppose la version de M. Dominique Strauss-Kahn à celle de Mme Nafissatou Diallo quant à des faits survenus (ou pas) dans la chambre 2806 de l’hôtel Sofitel de New York le 14 mai 2011. Un rebondissement récent de cette affaire met en cause la “crédibilité” de Mme Diallo au motif qu’elle aurait beaucoup menti. Toutefois, pour ses défenseurs, notamment ceux qui sont de même origine qu’elle, elle ne saurait être considérée comme une menteuse du seul fait qu’elle a menti pour immigrer aux États-Unis en prétendant avoir été victime d’un viol dans son pays d’origine et y avoir fait l’objet de menaces et de violences. On apprend à cette occasion, donc, que le mensonge en vue d’immigration est général, pratiqué par tous les candidats, et ne saurait en aucune façon être considéré comme un véritable mensonge, ni comme constituant en menteur celui qui le profère. Du frère de Mme Diallo, personnage qu’il décrit d’autre part comme hautement respectable, le correspondant du journal Le Monde écrit par exemple :

« Il en est sûr, sa sœur ne lui a “jamais menti”. Sa demande d’asile contestée ? “Elle a menti pour avoir des papiers, comme le font tous les immigrés. Au téléphone, elle m’a avoué qu’elle avait appris un récit — de prétendues persécutions — par cœur, sur une cassette.” »

Le parti de l’In-nocence se réjouit de voir là ingénument confirmé ce que lui-même a toujours pensé et exprimé : à savoir que l’assimilation de l’immigration au “droit d’asile” et à la protection des demandeurs d’asile est, à quelques exceptions près, une sinistre farce, qui n’abuse que ceux qui veulent être abusés (mais ils sont nombreux).

Source : parti de l’In-nocence

Sur les plus récentes violences suburbaines

8 Juin

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le mardi 7 juin.

Le parti de l’In-nocence est indigné par la complicité du complexe médiatico-politique dans le ridicule travestissement des faits et des interprétations s’agissant des plus récentes violences, qu’il s’agisse de Sevran ou du quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Il estime que toute relation des événements et toute analyse qui s’abstiennent de se situer dans le contexte du conflit ethnique, de la lutte pour les territoires, de la conquête coloniale et des modalités armées du Grand Remplacement sont mensongères, au moins par absurde omission — or c’est le cas de toutes les relations et analyses proposées. Présenter les événements comme relevant de la délinquance et de la lutte contre la délinquance, c’est faire état d’une vision délibérément faussée de l’histoire en train de se faire. Délinquance il y a bien, certes, mais elle n’est qu’un moyen de la guerre en cours entre les néo-colonisateurs et les populations indigènes, dont toutes les autorités officielles sont bafouées en tant que telles. En témoigne assez la provocatrice exigence de “respect” présentée à la police : exiger le respect de ceux qui, théoriquement, sont chargés de faire respecter l’ordre public, c’est clairement signifier qu’on récuse leur autorité symbolique et celle dont il sont les agents ; et qu’on exige d’eux une soumission de vassaux.

Le parti de l’In-nocence estime que dans ce contexte, l’extravagante déclaration du maire de Sevran qui réclamait pour sa ville des casques bleus « comme ceux que l’on envoie à l’étranger pour empêcher les belligérants de s’entre-tuer », dit très précisément l’état d’avancement de cette prise de possession territoriale avec expulsion des autorités, des forces de l’ordre de la République et même de son armée.

Sur le projet de taxer les œuvres d’art

4 Juin

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le 1er juin.

Le parti de l’In-nocence exprime son opposition totale au projet d’inclure les œuvres d’art dans le calcul de l’assiette de l’Impôt sur la fortune.

Le parti de l’In-nocence est rigoureusement hostile, déjà, au principe même d’impôt sur la fortune et il déplore ses désastreuses conséquences. Mais il juge l’idée de comprendre les œuvres d’art dans son calcul plus pernicieuse encore. Dans un temps où notre pays est porte ouverte aux moins souhaitables des nouveaux venus, c’est-à-dire ceux qui sont le moins à même de défendre et illustrer sa culture propre et le plus susceptibles au contraire de précipiter son effondrement, un tel aménagement de la loi pousserait à l’exil, sous la contrainte de la spoliation, certains des plus cultivés de nos compatriotes, des plus amis des arts, des mieux créateurs de richesse et d’animation culturelle, des plus nécessaires à la prospérité et à la simple survie des artistes.

Le parti de l’In-nocence remarque au passage qu’un tel projet, par ses implications, est bien caractéristique de la Grande Déculturation, car il insinue qu’il y a quelque chose de coupable, et qui doit faire l’objet de sanctions, dans la possession d’œuvres d’art. Même si une certaine forme de spéculation autour d’œuvres peu convaincantes d’artistes à la mode contribue à l’alimenter, et si l’investissement dans les œuvres d’art est parfois un moyen utilisé pour échapper à l’impôt, il y a derrière ce point de vue une conception profondément inculte de l’art, qui ne serait légitime qu’à partir du moment où il est dans les musées, c’est-à-dire promis à une contemplation souvent vaine, superficielle et qui devient de plus en plus caricaturale avec la transformation des musées en lieux de promenade quand ce n’est pas en annexes de leur propre galerie marchande. C’est cette conception qui déjà a dépouillé, par le moyen des droits de succession et des prétendues dations, tant de collections de leurs œuvres, tant de châteaux de leurs collections, tant de familles de leurs possessions les plus chères et les mieux aimées. Les musées ne sont que des instruments de formation à l’amour de l’art et des compléments à son exercice. Ils n’en constituent pas l’essentiel, l’art n’a jamais été fait pour eux. Ceux qui veulent taxer la possession privée d’œuvres d’art en méconnaissent l’essence éternelle, en détruisent le principe générateur et promeuvent de fait un lamentable art d’État, dont on ne connaît que trop les tristes limites et les ridicules dilapidations.

Sur le dit « droit du sol » et sur la « manifestation de volonté »

28 Mai

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le 26 mai.

Le parti de l’In-nocence regrette vivement que la mission d’information sur le droit de la nationalité présidée par M. Manuel Valls semble s’orienter, dans ce qu’elle préconise, vers une confirmation du caractère intangible du dit « droit du sol », y compris s’agissant de la Guyane et même de Mayotte, où l’application de ce prétendu droit républicain revêt un caractère de farce sinistre, chaque jour plus accentuée.

Le parti de l’In-nocence remarque d’autre part que la même mission d’information propose d’instituer une « manifestation de volonté d’être français » pour tous les jeunes gens et jeunes filles accédant à la majorité, sans distinction d’origine. Cette cérémonie était d’abord envisagée pour les seuls nouveaux Français, nés de parents étrangers. Qu’elle le soit à présent pour tous les Français est significatif du renversement à l’œuvre dans la colonisation en cours : ce sont les indigènes qui doivent s’aligner sur le statut et le droit des colons, et non plus l’inverse comme affectaient de le laisser croire les vieux concepts d’intégration et d’assimilation. Au passage serait confirmée, à l’occasion de pareille formalité, le caractère conventionnel, administratif, formel, déclaratif, « hermogénien », de la nouvelle nationalité : personne ne serait plus français par héritage mais seulement par déclaration, acquisition, « manifestation de volonté ». Le problème de l’immigration serait résolu avec élégance et simplicité : il n’y aurait plus que des immigrés. On s’étonne que ne soit pas encore prévue, dans la lignée de cette réforme, l’obligation, pour les jeunes Français indigènes, de faire un séjour de quelques années à l’étranger avant de manifester leur volonté d’être français…

Sur les réformes fiscales du gouvernement

14 Mai

Communiqué du parti de l’In-nocence publié sur son site le 11 mai.

Le parti de l’In-nocence entend marquer sa désapprobation globale des réformes fiscales du gouvernement qui, même si certaines vont dans le bon sens, attentent à tous les principes qui devraient présider selon lui à une saine organisation du prélèvement de l’impôt, au premier rang desquels la simplicité, la stabilité, la justice, l’indépendance à l’égard de l’idéologie comme des stratégies électoralistes. Les mesures récemment arrêtées et la politique fiscale, si c’est bien la juste expression, qu’elles impliquent, sont au contraire brouillonnes, contradictoires, infidèles aux engagements pris et même, à l’occasion, démagogiques.

Le parti de l’In-nocence rappelle qu’il est favorable à une quasi généralisation de l’impôt sur le revenu, à une limitation à 33% de l’ensemble des prélèvements, à la suppression totale des droits de succession pour les biens à portée culturelle ou culturellement patrimoniale — au sens large, des œuvres d’art aux maisons de famille et à leur contenu — et pour ceux qui sont nécessaires à leur entretien. Il estime que la fonction essentielle du système fiscal est de subvenir aux besoins de l’État et des collectivités, pas de procéder à une quelconque « redistribution », d’assurer le financement d’une énorme classe assistée et moins encore de constituer, par le biais de cet assistanat, un formidable encouragement à la ruineuse colonisation en cours. Il est toutefois partisan de l’attribution à l’impôt d’une fonction marginale de conservation et d’encouragement culturels aussi bien qu’écologiques.