Tag Archives: souverainiste

Compromis historique

10 Oct

Chronique de Paul-Marie Coûteaux publiée le 7 octobre sur le site de Valeurs actuelles.

Si cette chronique, au fil de douze années, n’a jamais abordé deux fois consécutivement le même sujet, il semble cette fois nécessaire de revenir sur celui de la modification probable de notre paysage politique à l’approche de la séquence électorale d’avril-juin 2012 (Valeurs actuelles du 19 août : à lire sur lekitschmoderne).

Les élections suédoises du 19 septembre, qui ont vu l’entrée au Parlement du Parti démocrate (que nos médias s’obstinent à qualifier de “populiste”, alors que l’appellation de “démocrate”, qui fait tout au tant référence au dêmos, ne paraît pas illégitime), ont confirmé une tendance qui se révèle ailleurs en Europe : Pays-Bas, Belgique, Autriche, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Grèce, Italie, de tous côtés s’observe une lente radicalisation des droites.

Lire l’article

Publicités

Le souverainisme à la petite semaine

17 Sep

Article signé Jérôme Leroy communiste et souverainiste publié ce vendredi 17 septembre sur Causeur.fr

Soyons clairs : je n’ai jamais éprouvé aucune sympathie pour l’Europe telle qu’elle se construit. Pour être un internationaliste conséquent, encore faut-il qu’il y ait, étymologiquement, des nations. À mon âge, je n’ai pas grand-chose à reprocher à la nation. À la mienne, en tout cas. Elle a tout de même gratuitement ou presque veillé sur ma santé, assuré mon éducation et ma sécurité. Elle a également tenté de le faire pour les plus pauvres ou les plus faibles que moi, même quand ils n’étaient pas forcément français, ce que je trouve très chic de sa part, un chic républicain qui a connu des hauts, des bas et même une brève éclipse entre 40 et 44 mais qui reste quand même assez unique en son genre.
En échange, ma nation m’a finalement demandé assez peu de choses : douze mois de service militaire, le paiement régulier de mes impôts et le respect du code de la route.

Lire l’article

Lettre ouverte à Madame Reding, Commissaire européen

15 Sep

Lettre de Nicolas Dupont- Aignan à l’attention de Viviane Reding Commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux publiée le mercredi 15 septembre sur le blog du député.

Madame Reding,

Cette fois-ci, la Commission européenne dont vous êtes l’exécutante a dépassé toutes les bornes. En effet, en laissant l’un de ses commissaires comparer la France à l’Allemagne nazie, elle vient de franchir un pas supplémentaire dans l’indignité.

Car qui êtes-vous Madame Reding pour vous permettre de donner des leçons à la France ? D’où tirez-vous votre légitimité ? Par qui avez-vous été élue ?

Pas par le peuple français en tout cas !

Alors oui, bien sûr, la circulaire d’Hortefeux est absolument intolérable puisqu’elle stigmatise une population là où seule l’application de la loi républicaine devrait être en cause. Cependant rassurez-vous, mes compatriotes sont tout à fait capables par eux-mêmes de régler cette affaire. Même si bien entendu, les cris d’orfraie de la gauche rendent grandement service au Président : ils donnent l’impression qu’il agit alors qu’il ne fait que payer des Roms comme de malheureux figurants qui reviendront quelques semaines plus tard sur notre sol.

Mais qui a créé les conditions de la libre circulation des personnes comme des capitaux ? Qui a créé les conditions de cette anarchie et donc les risques d’amalgame et de stigmatisation ? Qui a favorisé l’immigration intra-communautaire pour le plus grand bénéfice d’un certain patronat qui peut ainsi user et abuser d’une main-d’œuvre bon marché ?

De la même façon que votre collègue Madame le commissaire Kroes déclarait vouloir encourager les délocalisations, votre Union Européenne a pour objectif avoué le nivellement par le bas vers le moins disant social. Car en ouvrant toutes les frontières, vous mettez forcément en danger le modèle social des pays les plus avancés. Vous mettez nécessairement en péril les acquis et les droits des plus pauvres, puisque vous les placez en concurrence directe avec encore plus pauvres qu’eux.

En voulant accélérer l’élargissement, vous n’avez pas voulu entendre tous ceux qui vous avaient alerté sur les dangers des migrations de population. Les Roms de Roumanie et de Bulgarie en sont aujourd’hui les premières victimes.

Je suis aujourd’hui le seul au Parlement français à prôner ouvertement le rétablissement des frontières nationales. Le seul.

Or, une frontière, ce n’est pas le repli sur soi. Qui oserait traiter son voisin de palier de raciste au prétexte qu’il ferme sa porte à clé en partant travailler ?

En fait, une frontière c’est comme la peau : ça protège mais ça laisse passer tout ce dont l’organisme a besoin. C’est une protection mais également un lien vers l’extérieur !

En voulant par dogmatisme supprimer toutes les frontières sans d’ailleurs les remplacer par une frontière européenne, vous avez écorché vif nos nations.

Aujourd’hui, alors que le peuple souffre, l’alternative est simple : l’entente, la concorde et la coopération de peuples libres de disposer d’eux-mêmes ou bien le mépris des peuples, la destruction des nations et l’impuissance publique des Etats.

Alors oui, Madame Reding, ça suffit ! La France n’a pas d’ordre à recevoir de Bruxelles, et encore moins d’excuses à formuler.

Car si le gouvernement Sarkozy et le Parlement français ont ratifié le traité de Lisbonne, le peuple français, lui, l’a clairement rejeté par référendum !

Madame Reding, vous êtes illégitime et comme élu d’une Nation qui a rejeté par référendum le traité constitutionnel, je ne vous reconnais pas et je ne vous reconnaîtrai jamais.

Rassurez-vous, je ne manquerai pas d’expliquer à Messieurs Hortefeux et Besson en quoi leur circulaire n’est pas digne de la République, mais de grâce, vous qui êtes Luxembourgeoise, concentrez-vous sur votre Grand-Duché et n’essayez pas d’imposer par la force votre mondialisme à des pays qui n’ont aucune leçon à recevoir venant d’un ancien député d’un paradis fiscal.

Madame Reding, vous ne le savez sûrement pas, mais il est écrit à l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen que la résistance à l’oppression est un droit naturel et imprescriptible.

Souffrez donc que je respecte la Constitution de mon pays et que je résiste à une Commission totalitaire qui tance les ministres de mon pays comme des petits garçons désobéissants. Et si je regrette que les petits garçons en question préfèrent vous répondre qu’ils ont respecté vos règlements et vos lois, permettez-moi en tant qu’élu de vous répondre que vos directives et vos instructions n’ont aucune légitimité.

Je suis tout aussi européen que vous, et vous ne me culpabiliserez pas. En construisant l’Europe ainsi, vous dénaturez totalement l’idée européenne de réconciliation entre les peuples et de progrès social pour tous.

C’est pourquoi, Madame, jamais ne flottera le drapeau de cette mauvaise Europe là sur le fronton de ma Mairie, et je préfère largement y mettre celui de toutes les autres nations libres du monde.

Prenez d’abord le risque de soumettre vos décisions au suffrage des peuples européens, et après – seulement après – on en reparlera.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Tempête en vue

27 Août

Une analyse lucide du souverainiste Paul-Marie Coûteaux publiée sur Valeursactuelles.com le  19 août.

En quelques années, le paysage politique de plusieurs pays d’Europe fut bouleversé du tout au tout ; le cas le plus frappant est celui de l’Italie, où les deux partis qui dominaient la scène depuis la Libération (la Démocratie chrétienne et le Parti communiste) furent écartés en un tourne-main.

Semblable affaissement des partis dominants s’observe à des degrés divers en Autriche, en Suisse, aux Pays-Bas, en Flandre ou en Europe de l’Est, où leur monopole cède face à la poussée de partis nouveaux, identifiés par notre presse comme populistes ou nationalistes, mais qui apparaissent surtout comme une résurgence de droites nationales longtemps effacées par l’impératif internationaliste ou mondialiste – ou européiste.

Lire l’article